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Article publié le 5 novembre 2024
Dernière mise à jour : 3 mai 2026

Avenue Gaillardin- 45200 Montargis

Sommaire

Introduction

C’est la partie montargoise de la Nationale 60 qui va de la rue Jean Jaurès à la rue du Faubourg d’Orléans.

C’était en juillet 1427. Le duc de Bedfort, oncle du jeune roi d’Angleterre envoya contre la ville un corps de 6.000 hommes commandé par le comte de Warwick, le même qui devait diriger le procès de Jeanne d’Arc.

Ne pouvant donner l’assaut à la ville où s’étaient réfugiées les populations d’alentour, les Anglais investirent la place. Warwick tenait des ponts de la Chaussée à la plaine de Châlette; Jean de la Pool, de la route d’Orléans à la Sirène, et Suffolk à l’ouest de la rivière de Loing (la Chize) aux régions humides où coulait la rivière de Villemandeur (à l’époque on distinguait mal le Puiseaux du Vernisson).

Afin de briser la résistance anglaise, les vannes de la Puisaye furent ouvertes le 5 septembre. La rivière grossit soudainement, la ville fut à demi submergée, mais les lignes anglaises cantonnées au nord de la cité furent noyées et leurs ouvrages emportés au moment où La Hire, venant de Platteville, tentait de forcer le blocus. Dunois intervint à son tour, la bataille eut lieu dans la plaine au sud du château.

La bannière brodée aux armes de Warwick resta aux mains des assiégés. La légende raconte qu’un héros montargois, du nom de Gaillardin, l’arracha des mains d’un écuyer anglais.

Que fit-on de l’étendard? Il fut gardé jusqu’à la Révolution dans le trésor de la ville. Tous les ans on célébrait une fête en souvenir de cette victoire le 5 septembre.

Ce jour-là, le corps municipal allait chercher l’étendard à l’Hôtel-de-Ville et on le promenait solennellement à travers les rues de la ville. Une espèce de joute de la milice bourgeoise avait lieu en imitation du combat. Certaines années, ce genre de manifestation prit un caractère assez dangereux.

Enfin, le 19 mars 1793, dans un élan de fraternité, le drapeau de Warwick fut brûlé sur le Pâtis qui s’appelait à cette époque « le Champ de la Fédération » et le procès-verbal de destruction fut envoyé à Paris.

Quelques mois après, la France était de nouveau en guerre avec l’Angleterre…

En souvenir de cette victoire, un monument fut érigé, nous en reparlerons à la rubrique « Place Marin-la-Meslée » qui fut pendant des siècles, la place dite « la Croix aux Anglais », et Gaillardin eut sa statue.

 

Source : Les noms de rues de Montargis – Jean Jourdan

Vues

Vieux Montargis, Avenue Gaillardin 45200 Montargis - Durzy
Carte postale 1905
Histoire de Montargis - Rue Périer
Carrosserie Montargoise Rue Périer - Photographie d'une carrosserie rénovée. devant le 42-44 Avenue Gaillardin

Durzy

L’établissement a été fondé en 1867 grâce à l’héritage laissé par Philippe-François Durzy (1764-1851), capitaine dans les armées de Napoléon Ier. Il avait légué sa fortune à la ville de Montargis pour créer une école professionnelle pour filles à vocation industrielle.

Initialement installée à l’hôtel Durzy (actuel musée Girodet), l’école Durzy s’installe au 35 de l’avenue Gaillardin à Montargis en 1910.

Vieux Montargis, Avenue Gaillardin 45200 Montargis - Bouton uniforme Durzy
Bouton d'uniforme de l'école Durzy

L'école Durzy

Vieux Montargis, Avenue Gaillardin 45200 Montargis - Durzy
Sortie de l'école, inauguration (?). Carte postale Avril 1910
Vieux Montargis, Avenue Gaillardin 45200 Montargis - Durzy
Carte postale 1919
Vieux Montargis, Avenue Gaillardin 45200 Montargis - Durzy
Carte postale 1919

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