Rue de la Sirène - 45200 Montargis
(Anciennement Rue du Faubourg de la Sirène)
Sommaire
Introduction
Cette rue partait du carrefour du Château, montait en une voie assez étroite par endroits et se terminait avec sa rencontre avec l’avenue Philippon. À mi-côte, sur la droite, partait la rue du Pré Fousson; cette rue bordée de petites maisons basses descendait vers des jardins et le canal; c’était l’ancien quartier des mariniers.
Aujourd’hui, la rue de la Sirène est une artère dont la plus grande partie traverse un quartier nouvellement construit. En haut, au-delà, c’est la rue du 23 Août, sur la commune de Chalette.
C’était la route de Paris-Lyon, par Vésines, Corquilleroy (la Vieille Poste) et Château-Landon, ceci jusqu’au milieu du 17me siècle, date à laquelle le nouvel et actuel tracé de la RN 7 fut adopté.
Au coin de la rue de la Sirène et de la rue du Canal, il y avait un immeuble qui fut, à la fin du 17ème siècle, une maison d’orphelinat, puis l’hôpital général de Montargis (l’Hospice et non l’Hôtel-Dieu), il devint par la suite l’Hôtel de la Sirène.
Un peu plus bas, au nº 16, au coin d’une petite ruelle, une autre demeure dut être au 19e siècle la maison des compagnons du Tour de France, mais la vieille rue a été rasée et de nouveaux édifices sont construits. On a longtemps pensé que ce nom de « Sirène » venait de celui du capitaine espagnol au service des anglais, François de Surienne dit l’Aragonais qui prit la ville par surprise au cours de la guerre de Cent Ans. Il libéra la ville, contre rançon, le 18 novembre 1438. Cependant jusqu’au début du 16the siècle, la porte de ville qui fermait cette rue s’appelait la Porte Feu Ogier; c’est au cours du 16 siècle que progressivement ce nom fut oublié et remplacé par celui de la Serayne, nom d’une hôtellerie située proche de la porte. L’hypothèse ainsi de rapprocher ce nom de celui de Surienne semble devoir être abandonnée.
Source : Les noms de rues de Montargis – Jean Jourdan
Le faubourg de la Sirène constitue l’entrée historique de Montargis en venant de Paris jusqu’au XVIIIe siècle, époque à laquelle est édifiée la Chaussée à l’est de la ville, permettant de traverser la vallée marécageuse du Loing.
Ce nouvel accès deviendra l’entrée de ville, transformant radicalement son fonctionnement. Le faubourg de la Sirène est dès lors, relativement délaissé.
Ce faubourg est implanté sur le coteau ouest du canal qu’il surplombe, et auquel il tourne le dos. Du fait du relief assez accentué, il est relativement coupé des activités portuaires qui se développent à partir du XIXe siècle, sur la rive opposée.
Partiellement démoli lors de la dernière guerre, ce faubourg a été complètement démantelé dans les années 1970-80. Le bâti traditionnel a été remplacé par des immeubles résidentiels de très grandes dimensions.
Aujourd’hui, ce secteur n’a plus de caractère patrimonial.
Seules les coupures vertes du coteau encore conservées, présentent un intérêt paysager. Toutefois, il existe des relations visuelles très importantes entre ce coteau, la butte du château et le centre historique, qui impliquent sa protection dans la ZPPAUP, pour des raisons paysagères.
Source : Commune de Montargis – Zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager – Rapport de présentation – Octobre 2009
1971 - Bas de la Rue de la Sirène - Avant destruction
Montages réalisés à partir du film d’Henri Lecerf.
1971 - Destruction des maisons de la Rue de la Sirène
Montages réalisés à partir du film réalisé par Henri Lecerf.
1973 - Destruction du bas de la Rue de la Sirène (Rue du Château)
Montages réalisés à partir du film d’Henri Lecerf.
1978 - Effondrement de la "Batterie" du château de Montargis
La « Batterie » avant et après l’effondrement du 12 mai 1978.
Images/Montages réalisés à partir du film d’Henri Lecerf.
1979 - Vue sur les immeubles de la Rue de la Sirène
Images/Montages réalisés à partir du film d’Henri Lecerf.







0 commentaire
Merci pour cette article ! C’est très intéressant
les contreforts du château, en 1978 ,se sont effondrés pendant la nuit…
Je passais par la sirène en motocycle pour traverser le pâtis et monter au lycée en forêt chaque matin…